je suis de retour, cet article est évanescent comme un aspirine qui se dilue en créant une traînée de bulles magiques. mes mots disparaîtront lorsque j'aurais fini d'écrire les chroniques rêvées de milk dans les rue de san francisco.
un trip psychédélique, complètement dingue, j'ai la peau des mains brûlées et ce n'est pas une métaphore, la cervelle qui me sort par les oreilles, une envie d'absolu et le tic tac apocalyptique de mon coeur qui résonne dans mes yeux hallucinés.
& j'ai de l'encre qui coule de mes doigts.
j'ai passé une semaine à regarder les gens passer, à admirer la création de l'intemporel par des artistes maudits, à traîner mes chaussures bleues éculées à travers les ruelles, à me perdre dans chinatown, à m'étourdir avec les effluves du printemps encore fragile, à m'envoler dans un ciel sans nuages, à brûler et me faire dévorer par un soleil vorace, à prendre des clichés à tout les coins de rue, à échanger des mots ciselés avec une vérité pure avec des clochards amoureux de la vie, à avoir l'illusion, l'espace de quelques instants éternels, d'être libre.